Frénésie du printemps

Publié par L'Équipe Deguara Samedi, 7 avril 2007 09:02

Les renouvellements de baux arrivent. Les locataires désireux de changer de statut ont amplifié leur recherche de la propriété idéale. Le temps doux aidant, c’est la course à l’acquisition. Les statistiques le prouvent. Il y a eu une augmentation notable du nombre de propriétés résidentielles vendues dans la grande région de Québec au cours des derniers mois. En janvier, on parle de 19 % d’augmentation et de 16 % en février en comparaison avec les mêmes mois en 2006. Cela se traduit par des hausses pécuniaires du chiffre d’affaires de l’ordre de 31 % pour le mois de janvier et de 26 % pour le mois de février par rapport à 2006.

C’est donc un début d’année très actif. On dénote une hausse du prix moyen des propriétés de l’ordre de 10,5 % et 8,8 % pour ces mêmes mois comparative- ment à l’an dernier. En s’appuyant sur les statistiques de la Chambre immobilière de Québec, le nombre d’inscriptions de contrats résidentiels confiés à des agents immobiliers au 15 février représentait 5 011 propriétés dans la grande région de Québec. C’est un record jamais égalé depuis février 2006. Il faut d’ailleurs constater l’excellence du service et l’effica- cité des agents et courtiers immobiliers à Québec. Car, avec une offre de résidence qui demeure en nette progression sur le marché de la revente, par leur travail, les agents aident à fermer un plus grand nombre de ventes résidentielles et permettent de garder le marché du Grand Québec Métro vigoureux et prometteur.

Le marché de la construction neuve n’est toutefois pas aussi positif. Le mouvement Desjardins constate une montée de l’inventaire des maisons neuves et prévoit que le marché de la construction résidentielle vivra une nette diminution. Bob Dugan, économiste en chef à la Société Canadienne d’Hypothèque et de Logement ( SCHL ) explique cette baisse par le fait que : « La majeure partie de la demande qui s’était accumulée durant les années 90 s’est maintenant résorbée ». Par ailleurs, la charge de remboursement hypothécaire contribuera à modérer la construction résidentielle cette année et l’an prochain. Concrète- ment, le nombre de mises en chantier passera de 47 877 en 2006 à 42 650 en 2007 au Québec.

Élément positif pour le marché de la vente, la SCHL constate une baisse des mises en chantier des 362 maisons unifamiliales expliquée par : « la progression modérée de l’économie et le desserrement du marché de la revente ». Avec une pareille énergie sur le marché immobilier, comment passer à coté de cette vigoureuse vague du printemps ! Consultez dès maintenant votre agent immobilier pour procéder à une évaluation marchande de votre propriété et vous pourrez bénéficier, vous aussi, de la folie printanière.

Saviez-vous.. Que le journal de la communauté universitaire, « Au fil des événements », a publié un article sur la valeur des propriétés dans la région de Québec ? La préoccupation de cette étude est de connaître sur quoi se basent les acheteurs pour fixer la valeur de leur offre d’achat.

Les chercheurs du Centre de recherche en aménage- ment et en développement (CRAD) de l’Université Laval ont analysé 761 transactions effectuées entre 1993 et 2001 et interrogé les nouveaux propriétaires. Il est intéressant d’apprendre que la valeur des pro- priétés, pour ces acquéreurs, repose sur la taille de la propriété, sur son âge et sur la proximité des services.

Cependant, certains facteurs socio-économiques propres à l’acheteur viennent influencer le prix qu’il est prêt à débourser pour une propriété. Le niveau de scolarité et le revenu moyen du secteur sont alors pris en compte. En effet, les diplômés universitaires préfèreraient se regrouper dans les mêmes secteurs faisant ainsi augmenter la valeur de ces quartiers.

« Même si l’acheteur ne connaît pas le taux de diplômés universitaires du secteur de la propriété convoitée, il connaît intuitivement le statut social du quartier, dont la prévalence de diplômés universi- taires est en indice encore plus révélateur que le revenu des résidents. Les acheteurs acceptent donc de payer une prime assez élevée pour jouir d’une homogénéité sociale », explique le professeur Des Rosiers, chercheur au CRAD.

Ainsi, il est rassurant, étude à l’appui, de continuer à se préoccuper d’un essentiel en matière d’achat immobilier : le site, le site et le site.

Bon achat du printemps !