Algues bleues… sauvez-vous !
Publié par L'Équipe Deguara Samedi, 7 juin 2008 09:12
Vous rêvez depuis des lustres d’une maison à la cam- pagne. Un véritable havre de paix avec en prime une vue imprenable sur le lac. L’émerveillement à son meilleur : Un horizon splendide et une impression de vacances à l’année.
La folie du marché des propriétés en bordure de l’eau a provoqué une montée en flèche des prix de ces trésors. Vivre en villégiature est un luxe à s’offrir !
Pourtant, avec la médiatisation du problème des algues bleues dans les lacs et cours d’eau du Québec, vous ralentissez les ardeurs de votre projet. Est-ce un fléau ou un phénomène naturel acceptable ?
Les algues bleues sont en fait des cyanobactéries ou des bactéries photosynthétiques qui utilisent la lumière comme source d’énergie initiale. Elles se retrouvent de façon naturelle dans tous les plans d’eau et on compte plus de 3500 espèces distribuées dans toutes sortes d’environnements. Bien qu’elles soient géné- ralement microscopiques donc invisibles à l’œil nu, en se multipliant, elles deviennent visibles… Comme de la soupe aux pois en bordure de votre plan d’eau !
Ces fleurs d’eau de cyanobactéries sont plutôt vertes ou turquoises et leur problématique survient lorsque certaines espèces d’entre-elles produisent des toxines qui peuvent entraîner des effets néfastes sur la santé.
Seule l’analyse d’échantillons en laboratoire peut vous confirmer un problème de toxicité. De même, la plupart des fleurs d’eau présentent des risques d’al- lergies ou d’irritations cutanées si elles se retrouvent en grande quantité.
Elles prolifèrent majoritairement dans des milieux d’eau stagnante, riches en nutriments et en été… lorsque la température de l’eau est élevée.
Le développement des fleurs d’eau est influencé par les précipitations, la vitesse du vent, l’ensoleillement et les variations de températures de l’air et de l’eau.
Et nous, chers humains, avons un impact consid- érable sur la prolifération des « algues bleues ». Ces micro-organismes sont sur terre depuis plus de 3 mil-
liards d’années et ce sont nos activités domestiques qui contribuent à l’augmentation de la qualité de phosphore dans l’environnement alimentant directe- ment la multiplication des cyanobactéries. Les engrais ou fertilisants rendant nos pelouses superbes vont, avec les a fortes pluies, ensemencer de phosphore vos plans d’eau. Il en va de même pour les installations septiques inadéquates ou désuètes, nos eaux usées… etc. Le déboisement des rives n’aide en rien cette problématique. Les arbres se nourrissent de phosphore et protègent donc naturellement nos cours d’eau.
La sensibilisation est notre meilleur allié pour minimiser la prolifération des fleurs d’eau. Alors, bannissons l’utilisation de détergents phosphatés !
En attendant, l’impact sur la santé est causé princi- palement par l’ingestion d’eau contaminée par les toxines. Maux de ventre, diarrhées sont des symptômes possibles. Le contact direct lors de baignades ou de sports aquatiques ou des yeux. Mieux vaut sauter dans l’eau en évitant les amas verdâtres et profiter des sports aquatiques la bouche fermée… C’est beaucoup mieux pour votre santé !
Et si l’aspect esthétique d’une cours d’eau peut parfois déranger, la valeur des propriétés, elle n’a pas été modifiée… Les acheteurs diligents s’informent, re- doublent de prudence quant à la vérification de la conformité des installations septiques, s’assurent de tester la qualité de l’eau potable et prennent des décisions éclairées. Vous pouvez consulter en tout temps l’historique du Ministère de la santé et des ser- vices sociaux (MSSS) au Centre IEB du Québec pour obtenir ces précieuses informations.
Informés et conscientisés, vous apprivoisez le problème des algues bleues en toute sérénité. Les solutions envisagées vous permettent de contribuer à aider l’environnement. Plantons des arbres et combattons les algues bleues.
À bientôt !
N’hésitez-pas à me rejoindre au 653-5353 ou au patriciadeguara@remax.net pour me faire part de vos commentaires.









