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Le marché immobilier ralentit

Publié le par dans Actualités immobilières

(Pierre Couture)
Le Soleil mercredi 6 juillet 2011

Le marché immobilier ralentit dans la grande région de Québec. Au cours des six premiers mois de l’année, le nombre total de transactions s’est affiché en baisse de 2 %.

Les données compilées par la Chambre immobilière de Québec démontrent que 4061 ventes de résidences ont été réalisées dans la région métropolitaine de Québec entre le 1er janvier et le 30 juin 2011, soit 70 transactions de moins que durant la même période l’an dernier. « On peut parler d’un atterrissage en douceur », a signalé hier la directrice générale de la Chambre Gina Gaudreault.

Au cours du premier semestre de 2011, les ventes de maisons unifamiliales ont timidement progressé de 1 1%, alors que les ventes de condominiums ont baissé de 3%. Les ventes d’immeubles d’appartements ont pour leur part chuté de 18%.

Ainsi, 2768 maisons unifamiliales ont changé de main au cours des six premiers mois de l’année comparativement à 1020 copropriétés et à 268 multiplex (deux à cinq logements).

À la Chambre immobilière, on soutient que le marché de la revente évolue comme prévu, sans grande surprise. « Nous nous attendions à ce type de comportement de la part des acheteurs. Le marché se comporte selon nos prévisions », a précisé Mme Gaudreault.

Il faut dire que le nombre de nouvelles inscriptions (33%) offre davantage de choix aux acheteurs. Au premier semestre, on comptait 3965 résidences sur le marché comparativement à 2984 un an plus tôt.

Prix en hausse

Ce ralentissement du marché n’a toutefois pas empêché les prix des maisons unifamiliales de poursuivre leur ascension. Il faut maintenant allonger en moyenne 255 000$ pour mettre la main sur une résidence dans la région métropolitaine de Québec, soit 5% de plus que l’an dernier.

Du côté des condos, bien que les ventes soient en baisse, les prix ont également progressé de 5% depuis l’an dernier, à 204 100$.

À la chambre immobilière, on est d’avis que les prix des maisons continueront de s’apprécier d’ici la fin de l’année, à moins évidemment d’une sévère cassure du marché.

Quoi qu’il en soit, les analystes s’attendent à un ralentissement du marché de la revente d’ici la fin de l’année, alors que la hausse des taux d’intérêt hypothécaires pourrait freiner l’ardeur des acheteurs ces prochains mois.

Les grands prêteurs ont d’ailleurs annoncé hier des hausses de leurs taux hypothécaires variant entre 0.10% et 0.15%. Par exemple, à la Banque de Montréal (BMO), le taux fermé d’un an affiché en succursale est passé à 3.60%, le taux trois ans à 4.35%, le taux cinq ans à 5.54%, le taux sept ans à 6.44% et le taux dix ans à 6.80%.

Or, certains économistes croient que la prochaine hausse du taux directeur de la Banque du Canada (actuellement à 1%) pourrait être repoussée à l’an prochain.

Un signal plus clair viendra assurément du gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, qui fera savoir le mardi 19 juillet s’il procède à une hausse du taux directeur des prêts d’un jour.

Au mouvement Desjardins, les économistes tablent sur un scénario de relèvement des taux en septembre, pas avant. Dans ses prévisions, Desjardins anticipe trois hausses successives (25 points de base chacune) du taux directeur cette année. Il devrait alors se situer à 1.75% à la fin de 2011.