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Le nombre de transactions diminue

Publié le par dans Actualités immobilières

Le Soleil samedi 09 avril 2011 (Gilles Angers).

LE NOMBRE DE TRANSACTIONS DIMINUE.

Dans la région métropolitaine de Québec, le nombre de transactions sur le marché immobilier résidentiel décroît. Ce qui n’infère pas nécessairement une fragilisation de l’activité. Car des indicateurs objectivement vérifiables témoignent de sa vitalité tandis qu’on s’attend à un redressement des ventes ce printemps.

Il faut, par exemple, 75 jours pour vendre une maison unifamiliale, 63 jours pour une habitation locative de deux à cinq logements, dite « plex ». Cependant que prix médian qui exclut les propriétés de très haute et de très petite valeur monte de 4% (à 228 000$), pour les maisons unifamiliales, de 8% pour les logements en copropriété (180 000$), de 8% également pour les plex (250 000$). C’est ce qui, entre autres, se dégage des données de mars de la Chambre immobilière de Québec (CIQ).

Signe également de la mouvance du marché, plus de particuliers mettent leur propriété à vendre. On en dénombre 1357, soit 8% de plus en comparaison de mars 2010. En contrepartie, l’inventaire des maisons à vendre grossit de 33%, à 4010. Il y a donc, pour le moment, moins d’acheteurs. Le nombre total de transactions (804), en baisse de 9% sur l’an passé, le démontre. Symptomatique d’un certain relâchement du marché, les logements en copropriété et les plex accusent un déficit respectif sur l’an passé de 19% et de 18%. Pour 198 et 51 transactions. Cependant, le choc (4%) est moins percutant pour les maisons unifamiliales pour lesquelles on dénombre 554 ventes par opposition à 577 le même mois de l’an passé.

À LÉVIS ET À CHARLESBOUG

Alors que les ventes fléchissent globalement dans la région métropolitaine de Québec, elles augmentent, d’après la CIQ, à Lévis (10%), à Charlesbourg (6%) et à Beauport (4%). Pour 113, 69 et 53 transactions respectivement. Le groupe REMAX, dans des articles et des communiqués transmis au SOLEIL cette semaine, trouve pour sa part que Lévis et Charlesbourg sont des endroits lorgnés spécialement par les acheteurs d’une première propriété. Tout comme l’arrondissement de Limoilou. Ces secteurs, continue l’agence nationale de courtage, sont très populaires auprès de ces acheteurs qui peuvent « devenir propriétaires pour une somme équivalente ou inférieure au prix moyen différent du prix médian, puisqu’il tient compte de toutes les transactions quel qu’en soit le prix (N.D.L.R) qui, en février à Québec, était de 239 329$. Néanmoins, ajoute-t-elle, certains acheteurs d’une première propriété préfèrent « des produits construction récente, de 250 000$ à 300 000$ » dans des secteurs bien établis comme Sainte-Foy, Cap-Rouge et Saint-Augustin-de-Desmaures. Alors qu’elle constate que les ménages à deux revenus représentent la grande majorité des acquéreurs d’une propriété dans la capitale nationale. « Contrairement aux années passées, un plus grand pourcentage d’acheteurs d’une première propriété est constitué de couples de diplômés collégiaux ou universitaires qui touchent des salaires élevés », précise REMAX. Ces gens se commettent près du prix moyen ou un peu plus de sorte de s’offrir un emplacement à leur goût ou bien une résidence qui évoluera au gré de leurs besoins. Mais plusieurs acheteurs d’une première propriété n’ont pas cette chance. Leur budget n’en mène pas large. Ils doivent donc maîtriser leurs attentes. Pour eux, toute fois, il y a de l’espoir. Les entreprises de construction s’adaptent. Ainsi, dans les immeubles de logements en copropriété, elles aménagent de plus petits appartements reliés à de plus petites subdivisions de lots. Aussi bien que des maisons unifamiliales plus compactes, sur de plus petits terrains et à une fraction du prix de propriétés traditionnelles semblables.

REBONDISSEMENT

Enfin, le repli constaté par les chambres immobilières sur le marché de la revente n’angoisse pas l’agence. Le printemps devrait donner lieu à un certain rebondissement. Aussi bien à Québec qu’à Montréal. Porte-parole du groupe dans la capitale nationale, Julie Villeneuve, courtière au service de REMAX Accès, est d’avis que compte tenu du vaste choix de propriétés à Québec (plus de 4000 actuellement) dans toutes les catégories et d’une demande croissante, il ne fait pas de doute que le marché sera, ce printemps, florissant. Alors qu’à Montréal, on croit que les acheteurs « continueront d’investir dans l’achat de propriétés au cas où les taux d’intérêt remonteraient plus tard cette année ».