test

État de surévaluation du marché immobilier de Québec

Publié le par dans Actualités immobilières, Chroniques, Revue de presse

ANALYSE. On le savait pour Vancouver et Toronto, mais la situation de surévaluation du marché immobilier de la région de Québec a de quoi surprendre. C’est pourtant ce que perçoit la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL), dans sa récente étude nationale sur l’état du marché de l’habitation.

La situation particulière pour la Capitale s’explique notamment par les hausses successives de la valeur des propriétés au cours de la première décennie des années 2000. En parallèle, les salaires n’ont pas progressé aussi fortement, ce qui a créé un déséquilibre dans les critères d’accessibilité des acquéreurs potentiels.

Bien qu’elle se soit un peu résorbée, cette situation est dénoncée depuis le tournant des années 2010 par les promoteurs immobiliers et les entrepreneurs en construction résidentielle. L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) en a d’ailleurs fait son cheval de bataille.

Sa position est renforcée par une étude commandée le printemps dernier confirmant que 60% des jeunes de 18 à 34 souhaitent devenir propriétaire, mais que leur défi reste l’importante mise de fonds exigée. Le prix moyen d’une demeure si situant autour de 265 000$, il n’est pas évident pour eux d’amasser 10% de capital pour se qualifier à un emprunt. Parmi les solutions envisagées, le regroupement réclame des gouvernements des nouvelles mesures d’aide à l’achat d’une propriété.

Risques modérés de bulle

Dans son analyse du marché immobilier canadien, la SCHL se fait néanmoins rassurante pour la région de Québec. Malgré la surchauffe, il n’y a pas lieu de craindre l’éclatement d’une bulle immobilière. Déjà, les gains de valeur ont été ramenés autour du taux d’inflation depuis environ cinq ans. De plus, certains segments de marché, comme le condo, stagnent et connaissent même de légères baisses de prix lors de la revente dans certains secteurs moins recherchés.

Autre élément propice à un refroidissement du marché immobilier de la Capitale, les provisions économiques de mises en chantier s’affichent nettement à la baisse d’ici 2018. De quoi tempérer la situation, alors qu’on constate que le taux d’inoccupation des nouvelles habitations ne suscite pas d’inquiétude pour l’instant. L’étude nationale n’anticipe pas de phénomène de construction excessive, si bien que les risques de bulle immobilière sont modérés à Québec.

Pour les analystes de la SCHL, la situation de la région de Québec s’apparente à celle de Montréal. Bien que préoccupante, elle s’avère beaucoup moins problématique que pour les centres urbains de Calgary, Toronto et, surtout, Vancouver. À cet endroit, le prix moyen surpasse les 700 000$, parfois même pour des habitations existantes délabrées.

Québec Hebdo