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Mon chéri ! on rénove pour Noël !

Publié le par dans Chroniques

Je suis toute frétillante à l’approche des Fêtes. Les rues illuminées stimulent la recherche d’une propriété… Vision très différente des soirées ternes de novembre. C’est un plaisir de faire visiter des maisons parfumées de cannelle et d’orange. Les fameux sapins scintillants prennent toute la place au salon avec éboulis de cadeaux emballés en dessous. Parfois, j’ai même le privilège d’assister aux préparatifs des festins divins ! Ouf ! Pas facile de conserver son self-control devant une montagne de beignets chauds ! Vive les douceurs des Fêtes !

Noël est une période propice aux projets de couples. Réunir la famille dans l’élaboration d’une nouvelle vision commune. La venue d’un bébé pour la prochaine année, l’envie de déménager et très fréquemment, le projet de rénover.

L’aménagement d’une nouvelle cuisine, la finition du sous-sol ou l’installation d’un foyer font partie des rêves de plusieurs propriétaires. Mais vais-je retrouver mon investissement lors d’une revente éventuelle ? Et qu’en est-il de la plus value de ma propriété ?

Au Québec, le marché de la rénovation est prospère. On parle du segment le plus rigoureux du marché résidentiel soit un marché de 10 milliards de dollars.

Lorsqu’on pense rénovations, certaines pièces arrivent en tête de liste. Cuisine et salle de bains viennent en premier rang ensuite de l’aménagement du sous-sol, de l’ajout d’un foyer ou d’une piscine, changement du recouvrement du plancher ou d’un nouvel aména- gement paysager. Mais combien peut-on espérer récupérer de ces travaux ?

Selon l’institut canadien des évaluateurs agréés, il serait possible d’aller rechercher jusqu’à 75 % de la valeur contributive du coût pour la rénovation d’une cuisine ou d’une salle de bains. Un montant environnant à 50 % des travaux d’aménagement d’un sous-sol. L’ajout d’un foyer est de loin le meilleur investisse- ment pouvant atteindre jusqu’à 100 % du prix défrayé. Malheureusement pour certains, la piscine creusée est la pire des dépenses puisque dès la première année de son installation, elle perd 50 % de sa valeur.

Pour ce qui a trait au paysagement ou à l’ajout d’un garage, le montant est proportionnel à la valeur générale de la propriété. Ainsi, pour une maison de 250 000 $, une valeur de 50 000 $ peut être allouée à l’aménagement paysager et la présence d’un garage est évidemment explicable et quantifiable. Ces chiffres ne seront toutefois plus valides pour une propriété de 100 000 $.

D’autres rénovations contribuent à l’entretien général de la propriété et lui maintiennent sa valeur à ce titre, un nouveau recouvrement de toiture ou la pose de fenêtres neuves n’entraîne pas nécessairement une hausse de la valeur de la propriété. Pourtant, la revente d’une maison rénovée et entretenue se fera plus rapidement et dans des conditions souvent plus faciles qu’une autre laissée dans son état d’origine. Les acheteurs étant peu enclins à investir dans des rénos liées à la maintenance normale de leur nouvelle acquisition.

Les acquéreurs potentiels préfèrent de loin s’impliquer dans un changement de décor ou imaginer un potentiel futur de rénovations en fonction de leur goût ou de leurs intérêts personnels.

Alors, pour Noël si votre chéri (e) vous propose une rénovation en règle de la cuisine, vous aurez une idée indicative de la valeur que vous récupérerez de vos travaux. N’oubliez pas que nous entrons dans un marché résolument d’acheteurs pour les propriétés en haut de 250 000 $. Et lorsque l’on prévoit une revente à l’horizon, il faut penser à un investissement qui sera à coup sûr récupérable. Soyez certains qu’un agent immobilier compétent pourra vous conseiller dans vos travaux.

Je vous souhaite de très Joyeuses Fêtes entourées des gens que vous aimez + remplie de joie, de santé, de paix et… de beignets !