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Saisies de résidences en hausse dans la région de la Capitale-Nationale

Publié le par dans Actualités immobilières, Revue de presse

Publié mercredi 2 mars 2016 à 17 h 28 HNE

Le nombre de propriétaires qui ont remis les clés de leur résidence à leur créancier a augmenté de 28 % cette année par rapport à l’année dernière dans la région de la Capitale-Nationale.

Selon les données compilées par JLR solutions foncières, qui analyse les transactions immobilières, 155 propriétaires de la région ont perdu leur résidence de mars 2015 à février 2016. Ils étaient 121 pour la même période l’an dernier. De mars 2010 à février 2011, ils n’étaient que 94.

Selon l’étude, la région de la Capitale-Nationale a la troisième plus grande augmentation, derrière la Mauricie et la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Ces délaissements comprennent les saisies forcées par les institutions financières et les remises volontaires par les propriétaires.

 

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Des données qui surprennent

Le constat surprend le conseiller hypothécaire Stéphane Bruyère, qui souligne que la situation de l’emploi à Québec est pourtant excellente.

Selon lui, l’endettement des ménages combiné à la stagnation du marché immobilier à Québec pourrait expliquer le phénomène. « Les maisons prennent moins de valeur depuis les dernières années.[…] C’est difficile de pouvoir faire un refinancement », explique-t-il.

Le conseiller s’étonne aussi que la région de Montréal, beaucoup plus populeuse, connaisse un nombre semblable de délaissements comparativement à la région de la Capitale-Nationale.

Interventions des créanciers en hausse

Les préavis d’exercice, des avis émis par les créanciers qui préviennent de leurs intentions d’exercer un recours hypothécaire sur un bâtiment, sont aussi en hausse marquée depuis 5 ans dans la région.

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L’économiste de JLR solutions foncières, Joanie Fontaine, croit qu’il est normal que les préavis augmentent naturellement en raison de l’agrandissement du parc immobilier.

Elle constate toutefois que l’augmentation des préavis des cinq dernières années dépasse largement celle du nombre d’habitations. Selon elle, les délais de vente qui s’allongent peuvent avoir un impact sur les capacités financières des propriétaires.

« Dans la région, les délais de revente sont assez longs surtout quand on parle de copropriété. Ça peut nuire au bilan des préavis d’exercice », conclut l’économiste.